219-Les Gorges du Pont du Diable

Après la Savoie, on se devait de parcourir la Haute-Savoie, un département tout aussi attrayant dans sa variété.

Parmi toutes les références identiques, les ponts du Diable sont des arches naturelles, la plus connue en France étant celle de Vallon-Pont-d’Arc en Ardèche. En principe, toutes constructions humaines ne devraient pas en porter l’appellation. Mais sous d’autres latitudes associant des croyances et des légendes équivalentes, ces ponts seraient l’œuvre de Dieu, une vision radicalement opposée.

Face à la difficulté de relier avec un pont les communes de Le Jotty et de La Forclaz, les habitants ont donc pactisé avec le Diable en échange de la première âme qui franchirait l’ouvrage. Par crainte, les villageois trompèrent le Diable avec une chèvre déguisée en humain. Découvrant la supercherie, le Diable décida que tout être qui s’y risquerait dorénavant serait absorbé par cette malédiction.

Le parcours débute à travers une magnifique forêt de hêtres. Au moment de notre visite, la puissance des flots était importante, car il avait plu quelques jours auparavant. À la fois amusant et fascinant pour nos oreilles, des porte-voix permettent d’apprécier le chant du torrent autrement.

Le cheminement sur les passerelles nous amène rapidement vers un énorme gouffre. L’érosion a sculpté de formidables marmites (cavités rocheuses). Les eaux infiltrées de la rivière Dranse de Morzine ont creusé un souterrain. En se disloquant, la roche qui s’est effondrée a formé une arche à plus de 30 mètres au-dessus du torrent, le fameux Pont du Diable.

Nous sommes arrivés sur la commune de Samoëns juste avant la tombée de la nuit…

Coucher de soleil sur Samoëns