La Marmilla est une région sarde où les trésors archéologiques abondent, son nom fait allusion à son relief, semblable à des mamelles.




Inscrit à l’Unesco en 1997, c’est le complexe Nuraghique le plus important de Sardaigne. Une civilisation qui remonte à l’âge du bronze, 2000 ans avant Jésus-Christ. Érigé avec une roche basaltique, il en existe plus de 8000 sur l’île. On y pratiquait le culte de l’eau (photo n° 15). Sa tour principale s’élevait à 19 mètres. Mise à jour à Barumini par l’archéologue Giovanni Lilliu dans les années cinquante.

















Le centre culturel Giovanni Lilliu en dresse une parfaite illustration en image, en maquette et avec quelques objets retrouvés. Il aura fallu 5 ans de dur labeur, avec l’aide de paysans locaux, pour dégager un énorme monticule de terre.





Toujours sur la commune de Barumini, la noble famille Zapata (chaussure en espagnol), après avoir acquis quelques terres au XVIᵉ siècle, y bâtira un palais sur l’emplacement même d’un ancien nuraghe. Des fouilles toujours en cours, ont permis de mettre en lumière des pintaderas, une sorte de sceau pour marquer le pain (photo n° 7). Le fiorassiu est le plus vieil instrument de musique sarde.












Dans les environs, à Siddi, il y a la Tomba di Giganti Sa Domu’e S’Orcu, un édifice funéraire de 15 m de long sur 18 m de large. On y enterrait tout le monde sans distinction sociale. À l’arrivée de la religion, les tombes ont commencé à être individualisées. Tout comme les nuraghes, ils font partie du passé de la Sardaigne.



Le parc de Giara est un plateau qui s’étale sur 12 km en longueur et 4 km en largeur juste au-dessus de la ville de Tuili. On y exploite un liège de grande qualité. Autrefois, en hiver, le berger restait sept mois durant dans son abri (photo n°7), la végétation en saison chaude était insuffisante pour les bêtes en raison de la sécheresse. On parquait les agneaux dans un petit enclos en pierre (photo n°8). Les chevaux piétinaient le blé dans une enceinte également (photos n°6). Notre guide nous a enseigné ses connaissances sur les plantes, leur vertu ou leur toxicité, comme le fenouil sauvage (photo n° 4).








Le petit cheval de la Giara ne vit qu’à l’état sauvage; sur le plateau, on en recense environ 600 individus. Au printemps, les chevaux y viennent brouter les fleurs blanches qui le recouvrent. Annemarie chaussant du 38, la photo n°10 montre la dimension de son sabot.









Quand la nature décide de venir vers vous, l’instant devient magique…
Même notre guide, Roberto, en est resté ébaubi.